Quelles sont les raisons qui vous poussent à ignorer les sollicitations des recruteurs?


#1

Les recruteurs sont largement haïs par les professionnels de l’informatique un minimum expérimentés. Et pour cause, entre les méthodes d’approche pour le moins indélicates et les emplois qui ne correspondent en rien aux promesses, il y a de quoi leur en vouloir. Et certains finissent par la suite par se plaindre d’avoir de très faibles taux de réponses, qu’on les envoie promener ou qu’on leur pose des lapins au moment des rendez-vous.

Que rajouteriez-vous?


#2

Les recruteurs devraient d’abord s’intéresser aux besoins et aux problèmes rencontré par les cibles qu’ils abordent avant de mettre en avant leur offre :wink:

Thibault.


#3

Réponse pertinente. Merci :). Effectivement, mettre en avant une offre sans s’intéresser aux besoins des cibles s’apparente au cas du vendeur qui veut vendre un réfrigérateur à un esquimo.


#4

J’ajouterais: un manque de transparence au sujet de la rémunération…

Ce n’est pas toujours le cas bien entendu mais c’est assez fréquent, vous ne trouvez pas?


#5

Je pense que les cas de manque de transparence au sujet de la rémunération sont souvent dus au fait que le budget du poste à pourvoir n’est pas défini, ou a du mal à être défini car le département financier ne suit pas forcément. Cependant un manque de transparence au niveau de la mission et de la procédure de recrutement sont légions.


#6

Un recruteur n’est pas si différent d’un commercial ou d’un traffic manager. Il a un produit à vendre (le job) et une population cible à adresser (dev, marketeux, …)

Le véritable problème sur les sollicitations est une inadéquation entre l’offre et le profil ; donc un problème de ciblage soit par manque de connaissance métier, soit à cause des outils utilisés.


#7

Effectivement, l’inadéquation de l’offre fait que de toute façon, le candidat contacté n’ira pas très loin dans la procédure de recrutement.
Mais hormis l’inadéquation, qu’est-ce que vous gêne dans l’approche des recruteurs?


#8

essentiellement :

  • le ton/vocabulaire qui peut etre employé (je suis le seul à en avoir mare des job desc avec le mot ninja ou padawan?),
  • le manque d’information sur la société, ses véritables valeurs
  • le poste qui est mal défini : fonction, rem, avantages

#9

Fausses annonces, jobs inexistants, dans le but de faire venir la personne 1h à un entretien fictif pour que le consultant RH justifie son activité de recrutement et son salaire. Ou récolter des CVs pour les mettre dans une base de donnée, et les revendre.


#10

Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne la rémunération. Etant moi même Recruteur, nous n’avons pas la main sur l’aspect rémunération dans la très grande majorité des SSII


#11

Haha justement c’est ça le problème : les SSII => juste non quoi


#12

C’est noté. Merci pour vos précisions :slight_smile:


#13

Pour les SSII effectivement ils n’ont pas la main sur l’aspect rémunération car ça dépend du client. Et ce dernier lui justement a parfois du mal à se positionner sur une rémunération car le budget alloué pour le poste n’est pas clairement défini, et donc le recruteur dans ce cas ne peut pas communiquer clairement sur le salaire.


#14

Recruteuse dans le domaine IT après une expérience d’informaticienne télécom (personne n’est parfait !) vos réponses illustrent bien certains travers et dérives de notre métier que j’explique principalement par la complexité du domaine et par la demande de productivité forte demandée aux chargé(e)s de sourcing dans des structures ESN ou cabinet.
L’approche pertinente et personnalisée nécessite de bien connaître tous les éléments du poste, techniques y compris, et donc de rencontrer les opérationnels qui sont parfois peu disponibles ou pas suffisamment questionnés pour obtenir un brief vraiment représentatif du poste.

Ce métier de recruteur est pour moi passionnant dans la mesure ou l’on peut l’exercer avec qualité et bienveillance : je viens de reprendre un statut d’indépendante dans cet objectif .

Je comprends qu’il soit désagréable d’être contacté pour des offres non pertinentes mais il y pire non ?
Certains candidats dans des secteurs moins porteurs ou “seniors” sont ravis d’être sollicités …


#15

Alors je suis dév expérimenté et effectivement les recruteurs ont une assez mauvaise image. Ce n’est pas mérité car le recrutement est très difficile, pour preuve les clients sont prêts à payer très cher ce qu’ils considèrent comme une spécialité qui va au-delà de leur savoir-faire habituel.

En tant qu’indépendant je n’ignore jamais les sollicitations d’un recruteur, mais je pose vite mes conditions (poliment bien sûr).

Ce qui peut énerver un profil expérimenté

=> Le recruteur ne connaît pas le métier… donc on ne peut pas parler sérieusement du poste. Impossible de parler des rituels agiles, de la gestion de la dette technique, du matériel, et j’en passe.
=> Ca fait un intermédiaire en plus, ce qui rend la communication particulièrement inefficace.
=> Et surtout… pas suffisamment de valeur ajouté de notre côté. Si notre profil correspond, le recruteur va gagner quelques milliers d’euros pour avoir simplement répondu à un tweet et transmis un CV… ahem !
=> Je rajoute : le recruteur ne considère pas la personne recrutée comme partie intégrante de l’équation. Seul le client paye, donc il faut satisfaire à tous ses désirs, et la personne recrutée est priée de dire oui à tout sans broncher.
=> Les temps ont changé, comme l’indique ce forum sur le growth hacking : maintenant on peut s’addresser à n’importe qui sur Internet (LinkedIn, twitter, etc), on trouve facilement nous même des clients. La recherche d’emploi/de mission est devenu possible par nous-même alors qu’elle était sans-doute compliquée il y a 10 ou 15 ans.

Effectivement tout ceci n’est valable que dans l’informatique, j’imagine que dans d’autres secteurs, beaucoup sont contents d’avoir des recruteurs pour trouver un emploi.


#16

Une façon comme une autre pour acquérir et qualifier des leads ! peut être qu’une squeeze page ne leurs suffit pas …


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