Le métier de growth est en train de se réinventer ?

J’ai l’impression qu’on est à un moment charnière.

D’un côté, les missions classiques — scraping, génération de leads, gestion de campagnes — se commoditisent. Beaucoup de concurrence, et la valeur et faible sauf si on à une brand forte.

De l’autre, un nouveau terme apparaît partout : GTM Engineer. Concrètement quand on regarde les JD, c’est souvent du growth rebrandé avec une dimension plus technique. Mais est-ce que ça change vraiment quelque chose ?

Que recherche les boîtes qui payent bien ? J’ai l’impression qu’elle ne cherchent plus une prestation isolée. Elles cherchent un partenaire qui peut résoudre plusieurs problèmes en même temps ou un système global. Mais ce positionnement est ultra dur à vendre en agence — « on fait un peu de tout » ça ne convertit pas.

Il y a un autre angle qui me semble de plus en plus évident : avec l’IA, construire un produit devient accessible à presque tout le monde. Le vrai défi des prochaines années, ce sera la distribution. Pas le build. Et c’est précisément là où les agences growth ont une carte à jouer — se positionner maintenant oui, mais où ?

Est-ce que vous avez senti ce shift ? Comment vous vous repositionnez face à la commoditisation d’un côté, et l’opportunité distribution de l’autre ?

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Perso, je trouve le marché beaucoup plus simple, ça a tué la classe moyenne et prolétaire des freelances, et maintenant il reste surtout ceux qui savent réellement créer du pipe et signer des clients

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OK interessant, tu bosses avec quels types de clients ? Et sur quels sujets ?

À mon sens le métier évolue et il doit se tourner vers les agents IA.

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oui je suis aussi de cet avis là. Le métier se tourne ou « utilise » l’AI mais il y a surtout beaucoup de boites qui ne savent pas ce qu’elles veulent et pour lesquelles, de fait, le profil ne convient jamais…

Pour moi, c’est pas une question d’outils. Un bon growth hacker, c’est un mec qui te ramène du trafic pour pas cher, et la plupart des growth hackers ne savent pas le faire. Ils utilisent tous des outils que tout le monde peut utiliser — c’est juste que ça évite de faire utiliser du temps au CEO. Mais si ta stack d’outils c’est Kaspr, Fullenrich, et que tu scrapes avec n’importe quel outil que tout le monde utilise de base, c’était un mauvais growth hacker.

Et si tu commences à utiliser les agents IA, en fait ça te fait devenir un meilleur growth hacker sur le moment, mais quand tout le monde va utiliser des agents IA, ça ne réglera toujours pas le souci de ramener du trafic pas cher comparé à la concurrence. En fait, le métier évolue peut-être sur la stack technique, mais est-ce qu’il évolue profondément ? Pas du tout !

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C’est surtout le message de growth ou la stratégie

Salut tout le monde voici mon analyse

Le growth va être une cinquième roue d’un nouveau carrosse dans lequel les 4 autres seront à la recherche du meilleur joueur de flûte traversière afin de consolider la demande croissante de prospect de leads mais comme sa va être de plus en plus simple des outils permettent déjà de tout automatiser il va rester que les petits cailloux du petit poucet et les outils vont devenir mère grand et sa va manger pas mal de boîtes agency qui ne vont pas voir arriver le grand méchant loup mais il reste nos 3 petits cochons qui des AI architect qui vont proposer des solutions pour protéger nos petits cochons de la tempête digitale,dans ce métier la capacité à construire des systèmes des modèles qui sauront coller à la demande de plus en plus réactive des donneurs d’ordre et c’est pas les grands groupes mais les pme qui vont tirer profit des build architect

À bon entendeur salut

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grrrrr je suis le méchant loup.

IA ne peux pas vraiment gerer lacquisition on aura toujours besoin des growth

Le métier de growth ne va jamais disparaître, par contre le gros de la masse, c’est-à-dire l’énorme majorité que tu peux voir sur LinkedIn, le petit mec en alternance qui gagne 2000 euros par mois et qui va juste scraper ses annuaires, trouver peut-être des intents, les mettre dans une campagne et voir si ça marche, ce genre de métier pour moi c’est fini. Par contre, celui qui va essayer de casser des systèmes, trouver des moyens à très faible coût d’aller faire de l’acquisition, oui, ça on en aura toujours besoin. L’IA ne trouvera pas le meilleur moyen de trouver de l’acquisition pas cher parce qu’il faudra toujours réinventer ces moyens. Si tu as 20 000 mecs qui utilisent ce moyen, c’est qu’au bout d’un moment ce canal ne va plus être intéressant. Donc oui, ça ne va jamais le remplacer, mais par contre 90% du taf des gens, ça va être fini.

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Je serais pas aussi catégorique que des avis que j’ai pu voir ici.

Oui lʼIA peut faire beaucoup, mais il faut encore un humain pour réussir à évaluer, intégrer, orchestrer pour mener la transfo et faire tenir le tout debout sur la durée ! Et que ça puisse concrètement apporter de la valeur (dans l’opérationnel, etc.)

C’est aussi notamment échanger avec les humains dans les équipes, éviter/résoudre les frictions, accompagner le changement, avec une prio sur les quick win qui « rapporte » le plus,

Donc pour moi le Growth (Hacking) ça nʼest pas que de l’acquisition. Cʼest différentes thématiques, orga, mindset et style !

Jʼai pu le voir au travers des différentes rencontres que j’ai faite ici !

Pour prendre deux exemples qui me semblait diamétralement opposés :

@Thomas_Lucyfer plus côté Produit et Marketing, @josselin plus côté dev pur technique backend,

Mais entre temps (et encore plus depuis lʼIA), on est de plus en plus multicasquette :

Josselin fait du SEO, du branding (+ RP) , etc., et parfois lui-même du cold call ! Et monte tout patiemment avec une exec quasi militaire pour faire des systèmes où chaque assets et composant technique (de préférence internalisé quitte à le dev quand c’est possible) s’intègre à lʼensemble réalisé (et pourrait limite se monétiser en standalone). Finalement il en fait un/des produits de ce tout !

Thomas fait toujours du produit, mais va beaucoup plus loin dans la tech, opti les coûts, et c’est game changer dans la renta et la faisabilité même du projet. Sans oublier que certaines découvertes (endpoints par exemple) peut déboucher sur un SaaS en lui-même. Style plus libre one life, rentre dans le tas « je sors la CB » pour ne pas perdre de temps sur certains aspects, et ça marche (et cʼest ce qu’il fallait certainement) !

Bref, tout ça pour dire : le GH pour moi peut être mené de différentes manières, c’est surtout un état d’esprit, celui de trouver une solution (en étant parfois très créatif, mais réaliste) dans les différents aspects nécessaires qui servent directement ou indirectement l’objectif ultime qui est la renta (et la croissance), et donc aussi les éventuelles étapes préalables.

En étant en adéquation avec la vision, le mindset (le sien et et celui de l’entreprise), tout en étant prêt à challenger fort le tout (soi-même y compris), itérer, pivoter pour y arriver.

Tout dépendra aussi donc du périmètre d’action permis au Growth Hacker, souvent réduit à de l’acquisition.

Pour moi profil GH polyvalent avec IA + carte blanche, orienté quick win et qui sait concrétiser = effet de levier énorme, et dʼautant plus dans les petites structures agiles


@KarimB

Pour revenir à ton poste initiale , je pense que effectivement vendre du généraliste ça ne converti pas dit tel quel. Mais que les petites presta sont tout de même l’opportunité de vendre une presta plus globale.

Pour moi il faut une crédibilité, un portfolio des projets pour montrer l’expertise, aider à se projeter, etc. Comme d’habitude finalement :sweat_smile:

Et le build reste très important à mon sens.. T’imagine pas la difficulté de certain paquebot à mettre en place un petit quelque chose, elle préfère aussi limite sous-traiter et payer le service (même pas le produit), plutôt que dʼinternaliser quoi que ce soit, et c’est un choix cohérent.

Vendre le résultat final ? Pas le moyen ?

Après je ne sais pas qui est ta cible. On a des Sales qui sont très bons (important), on est sur une cible grand compte, et on ne vend pas du Growth pur.

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on est tous au chômage bientôt, même @josselin

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oui… je profite de mes derniers instants au bord de l’océan Indien

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Perso je suis 100% d’accord avec ce que tu dis.

Juste, je trouve qu’il y a un petit biais : les seuls profils que tu cites (@Thomas_Lucyfer, @josselin) sont déjà des gens hyper techniques, qui connaissent les hacks, qui montent leurs propres systèmes et créent même des outils pour la communauté. Ce n’est pas du tout le growth hacker « moyen » — celui qui est en CDI dans une petite PME, payé entre 35 et 40k, et qui fait le taf correctement : lancer des campagnes, gérer un peu d’infra, tester plein de trucs, aller chercher des leads et remplir le pipe des SDR/sales.

Ce profil-là, à mon avis, il va disparaître. Parce qu’au fond c’était un métier technique au sens « savoir utiliser les outils » — il en connaissait quelques-uns, mais il n’en a jamais créé, il n’a jamais été poussé dans la vraie technique du GH. Et aujourd’hui n’importe quel CEO peut piloter sa prospection (au moins la plus basique) en 5 minutes : il suffit qu’un outil tout-en-un type Lemlist sorte un MCP propre, tu le connectes à un agent OpenAI ou Claude, et c’est réglé. Je ne dis pas que ça va révolutionner son business, mais la base, il pourra la faire lui-même. Donc ce CDI à 35-40k qui allait chercher des clients et remplissait le pipe… son poste disparaît.

À l’inverse, tous les sujets techniques façon Thomas ou Josselin, ça ne va faire que croître.

Pour le dire en chiffres : sur 100% de ce growth hacker précis que je vise, il y en a peut-être 95 qui vont subir le changement, et 5 qui vont réussir à step up — devenir bien meilleurs qu’avant, créer leurs propres outils, etc.

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Pour moi, le growth de 2026 c’est simple :

Le mec fait du growth, du marketing, du dev, du commercial, de la finance, du support client… et parfois même le ménage :joy:

Avec l’IA, tu peux construire des systèmes complètement fous tout seul.

Le vrai growth aujourd’hui, ce n’est plus celui qui connaît le plus d’outils. C’est celui qui sait utiliser l’IA pour scaler plus vite que les autres.

Le futur appartient aux profils multifonctions et aux multis agents.

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@GuillaumeTonet

Merci, t’as résumé ce que je pense (et mon mon pavé) en quelques lignes :joy:

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Je suis GTM engineer chez Hunter.
Je suis dev de base pas growth donc je ne sais pas si ça répond à la question mais mon job au quotidien c’est pSEO, Création de free tools, création MCP, ChatGPT app, Claude plugin, integration sur des markeplaces, opti de funnels… Donc assez tech tout de même.
ça dépend beaucoup si la boite est Sales led ou non aussi. J’ai la sensation que dans le cas d’une boite comme Hunter ou il y a pas de sales GTM c’est très tech

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go-to-market engineer pour ceux qui comme moi se demandait :smiley: