Titre : On vend dans 11 pays et jamais en France. Mes hypothèses, démontez-les.
On a relancé Buska en avril dans une version entièrement réécrite. Depuis, plus de 2000 équipes se sont inscrites et nos clients payants sont répartis sur 11 pays : Espagne, Lituanie, Canada, États-Unis, Israël, Singapour, Émirats, Pays-Bas, Nigeria, Philippines, Australie.
Aucun français.
Ce que fait Buska, en deux exemples.
Le meilleur prospect pour une chaise de bureau à 1500 euros, ce n’est pas quelqu’un qui tape « chaise ergonomique » dans Google. C’est quelqu’un qui vient d’écrire « j’ai 34 ans et mon dos me lâche après 6 heures assis ». Il ne cherche pas de chaise, il n’a jamais entendu parler d’Herman Miller, il a juste mal et il vient de le dire en public.
En B2B c’est pareil. Un de nos clients vend un service de standard téléphonique externalisé pour des PME américaines. Ses deux signaux les plus rentables ne contiennent pas le mot « standard téléphonique ». Ce sont « on rate trop d’appels » et « quelqu’un a une alternative à Ruby ? ». Il reçoit environ 220 leads de ce type par mois.
Le fonctionnement : vous écrivez votre URL, et automatiquement l’outil comprend ce que vous proposez. Buska surveille en continu plus de 30 plateformes (Reddit, LinkedIn, X, forums, communautés, sites d’avis) et remonte les gens qui expriment le besoin. Vous votez pouce haut ou pouce bas sur chaque lead, le modèle apprend votre définition du bon prospect, et la pertinence monte semaine après semaine.
Appliqué à vous : si vous êtes une agence SEO (ou GEO), votre signal ce n’est pas « agence SEO ». C’est « notre trafic organique s’est effondré depuis la dernière update » ou « comment on sort dans les résultats de GPT ? ». Ces messages sont écrits tous les jours, ils sont publics, et quasiment personne ne les lit.
Qui achète : des boîtes de 10 à 50 personnes qui vendent du B2B. Agences, ESN, cabinets de conseil, prestataires de services. Exactement le profil qui existe par milliers en France, et qui ne bouge pas.
Nos quatre hypothèses. C’est là que j’ai besoin de vous.
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Le volume de signaux publics en français est trop faible. Moins de Reddit, moins de X, et les conversations pro se passent en privé ou sur un LinkedIn où personne n’écrit « on galère ». Un Français verrait 5 leads là où un Américain en voit 200, et il partirait au bout de deux jours.
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On se positionne dans la mauvaise case mentale. « Surveiller les conversations publiques » évoque le social listening façon Meltwater ou Talkwalker, donc un budget com de grand compte, pas un outil de prospection pour une boîte de 20 personnes.
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Le marché français est saturé. Entre les scrapers LinkedIn, les bases de signaux et les outils d’enrichissement, personne n’a envie d’un abonnement de plus dans sa stack. (je pense pas car pour avoir bossé 2 ans chez lemlist, c’est clairement pas ça le soucis…)
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Le prix et la devise. 49 à 249 dollars par mois, facturés en dollars, sur un marché qui raisonne en euros et qui compare tout à un scraper à 30 euros.
Ma question, très directe : laquelle de ces quatre hypothèses tient debout, et laquelle est à côté de la plaque ? Si vous en voyez une cinquième, c’est encore mieux.
Et si vous préférez tester avant de répondre plutôt que de juger sur un post, n’hésitez pas c’est gratuit pendant 7 jours sans CB tout ca tout ca !
Merci par avance !
Tristan