Où trouver des cofondateurs pour ne pas se lancer seul ?


#21

Trouver des compétences complémentaires c’est le but d’une plateforme de recherche d’associés.

Il existe bien une demande de fondateurs à la recherche d’associés aux compétences commerciales (business developpers: les bons sont très rares et difficiles à recruter), d’autres aux compétences de management (gestion administrative et surtout aux compétences financières (des spécialistes de la structuration du capital et des stratégies de financement : les plus rares): bref des gars malins! Mais l’offre de plateformes proposant de tels profils est très insuffisante. Donc c’est bien vrai que le marché de l’offre actuelle est trop déséquilibré.
La plupart des équipes de start-uppeurs sont composées essentiellement d’un CTO maîtrisant la technologie et d’un designer talentueux, parfois un commercial vient compléter l’équipe.


#22

Voici un contenu abordant le sujet de la répartition du capital d’une part entre les cofondateurs et d’autre part avec les investisseurs. Plusieurs solutions de partage sont proposées. guide start-up


#23

Bonjour Valoropath,

Quand on a besoin de compétences financières de structuration de capital, de gestion administrative & de levée de fonds, on ne parle plus d’une startup au stade du concept mais d’une jeune entreprise avec des premiers résultats. Ces questions financières / besoins du côté de la startup apparaissent avec le succès.

Si la plateforme propose d’un côté des startups déjà établies et d’un autre des profils business compétents qui vont venir accélérer les choses, alors je dis mille fois OUI :slightly_smiling: C’est très différent d’une recherche d’associé avec des compétences pour créer le produit.

Dans ce cas, les startups weekends sont moins pertinents et les meetups beaucoup plus. De plus, taper dans les incubateurs, pépinières, espaces de coworking & co à la recherche de pépites me semble intéressant pour remplir le pipeline de “jeunes pousses”.

Pour finir, je pense qu’il serait intéressant de limiter l’inscription côté business afin de recruter (presque au cas par cas) des profils de qualité (et ainsi ajouter de la valeur pour les startupers). Ici, tout le monde préfère 100 profils de qualité que 10.000 inscriptions non contrôlées.

FAUX ! :blush:
La plupart des startups qui réussissent sont composées de la sorte :smiley:
La plupart des startups au stade de projet de création sont composées d’un étudiant en marketing, de son pote designer “qui gère trop photoshop”, le tout avec pour projet la création d’un réseau social pour chats.


#24

Salut Nicolas,

J’ai assisté à des pitches de startups cherchant à lever des capitaux d’amorçage et de démarrage alors qu’elles n’avaient encore ni traction, ni prototype opérationnel, ni même de modèle économique. Et qui d’entrée de jeu se destinaient à une audience européenne (internationale).
Comme la première levée de fonds (et la répartition du capital qui s’ensuit) est déterminante (par effet domino, les conditions qui y sont attachées vont conditionner (encourager ou dissuader) les levées suivantes), il y a intérêt à s’y connaître en matière d’organisation de l’equity (structuration du capital), histoire (pour les fondateurs) de ne pas se faire débarqué par les investisseurs.
Les statistiques sont terribles! Aux Etats-Unis, pour les entreprises qui ont réussi à s’émanciper et qui ont atteint leurs objectifs de développement (une minorité), seules 7% d’entre elles sont parvenues à garder au moins un des fondateurs à un poste opérationnel important. Et les fondateurs écartés entre-temps, n’auraient jamais imaginé que le ver était dans le fruit dès le 1er tour de table.


#25

Disclaimer : J’ai de loin pas une expérience dingue en startup mais voici mon avis.

Il est possible de gagner des “bourses” sur des concours organisés par de grosses boites avec quelques milliers d’euros à gagner et une place dans un incubateur avec la fibre optique (mais sans échange d’équity).

J’ai aucun exemple d’entreprise (française) ayant levée auprès d’investisseurs un fond d’amorçage sans produit ni modèle économique, le tout sur un marché international et dans le contexte économique actuel (il y a moins de 4-5 ans). J’aimerais avoir des exemples car ça va bouleverser mes croyances sur l’eco-système (et également en motiver plus d’un). Je sais que ces séances de pitchs existent, mais elles ont plus vocation à conseiller les jeunes startupers (c’est du mentoring d’investisseur).

Quel investisseur va poser des billets sur une idée sans preuve tangible de l’existence d’une opportunité (d’un product market / fit) et sans connaitre la capacité d’execution de l’équipe ? Signer en se basant exclusivement sur une rencontre et une discussion aussi riche soit-elle. Ici, je parle d’un vrai side avec une structure spécialisée, un contrat avec des centaines de milliers d’euros / quelques millions d’euros. Pas un business angel retraité prêt à jouer le jeu par amour du risque et investir quelques dizaines de milliers d’euros.

Je sais que c’est quelque chose qui peut se faire aux states / en france, quand l’équipe est composée de génies (Travis kalanick / Denys Chalumeau) avec une grosse expérience entrepreneuriale. Là les gars sont capables de lever de l’argent avec 20 slides powerpoint bien ficelées car les investisseurs savent avant même le meeting qu’ils vont signer.

Le débarquement du / des fondateurs est monnaie courante mais il arrive suite à un “accident” lors de la signature du premier tour. Ce 1er tour n’arrive jamais (sauf exemples) avant même le lancement du projet.

Dire qu’on a besoin d’un spécialiste en structuration du capital avant même de commencer à rendre le projet réel, j’ai du mal à le comprendre.

Disclaimer 2: je suis peut être préformaté par mes rencontres et mes lectures sur le sujet

Disclaimer 3: ça n’enlève en rien le besoin d’un accompagnement pour structurer le capital, je dis juste qu’il arrive bien plus tard


#26

@NicolaRuntz y a pas d’exemple en France de startup qui auraient levé sans produit.
En France on confond encore startup et entreprise innovante.
Les fonds d’investissement en France n’investissent pas dans les startup selon la vrai définition; c’est à dire dans des entités économiques qui s’attaquent à un besoin connu donc sur un marché trés concurrentielle mais qui tente de s’emparer de ce marché par une offre différenciente mais qui n’ont pas validé leur business model. Une startup c’est 90% d’innovation marketing et commercial + 10% innovation technologique alors qu’une entreprise innovante c’est complètement l’inverse.


#27

Donc oui, investir dans une entreprise innovante qui a une chance X de créer un moteur à énergie renouvelable quand je m’appelle Toyota: oui.

Si on parle de business model, de VC & co, bref de startups… c’est une autre affaire la levée de fond. :smiley:


#28

La réponse est plus simple et c’est aussi une question de sémantique pour ne pas confondre les différentes offres de capitaux à risque et donc les différentes familles de levées de capitaux.

Par exemple les fonds d’amorçage (fournissent du seed capital) sont (en théorie) destinés à financer la transformation d’un concept/d’une idée en jeune pousse (matérialisation d’une idée). Ils financent par exemple des études de marché, des enquêtes de terrain, des phases de test, les mises au point de prototypes, etc. Parfois en amont de la constitution de la société sensée commercialiser le produit ou le service, parfois en aval… Il y en a pour tous les goûts.

Ces fonds d’amorçage apportent des capitaux à très haut risque puisque le produit/service n’existe pas encore, l’équipe non plus (les fonds peuvent justement servir à recruter des pointures…ils sont financés par des fonds publics et/ou des fonds privés (business angels spécialisés en financement d’amorçage).


#29

@Curation2web: il y a de nombreux exemples de “levée” sans produit (notamment sur des copies de trucs américains). Ce ne sont pas des fonds qui investissent mais des gens riches qui souvent travaillent dans des fonds. Ainsi, si le truc marche, ils gardent leurs parts valorisées, si le truc marchotte, ils revendent au fonds pour la valeur investie (en général au fonds du copain qui lui fera la même chose avec le leur).
Bien évidemment, pas de publicité sur ces choses là et toujours une vitrine impeccable de gens qui “cartonnent” et qui “vendent” leur boîte même quand en fait la “vente” n’est que le déguisement d’une fin catastrophique.
Dans la plupart des cas, les investisseurs s’en sortent car ils font travailler comme prestataires de “leurs” start-ups des sociétés dans lesquelles ils ont aussi investi.
En France, on ne parle jamais de ses pertes et on les cache sous le tapis.
Pas mal de gens présentées comme des icônes de start-ups ont en fait créé de véritables catastrophes, qui ayant levé “trop d’argent” ne peuvent pas être présentées comme des ratés.
Si vous prenez le temps d’observer les circuits entre leveurs et fonds, vous verrez que ce sont tout le temps les mêmes.


#30

Sources ? Liens ? Exemples ? Noms ?

Non pas que je te crois pas mais j’ai besoin de ces exemples à titre perso.


#31

je veux bien des exemples Français de levée de fonds sans produit aussi. Je suis curieux d’étudier leur stratégie et connaitre le leveur :wink:
Autant il y a plein d’exemples Anglais mais en France ils se cachent bien :slightly_smiling:


#32

@Curation2web @NicolasRuntz :slight_smile: On ne va pas dénoncer ici des super start-ups vachement cools qui reposent juste sur qui connait qui.
Vous pouvez les trouver sans trop d’efforts en cherchant les boîtes dans lesquelles ont investi à titre perso les membres du premier Conseil National du Numérique ou par exemple les fondateurs de Price Minister (notamment les boîtes “portées” par d’anciens employés). Vous pourrez comprendre le système en regardant QUI investit ensuite en deuxième levée de fonds dans ce genre de sociétés.
Vous pouvez en trouver aussi pas mal en regardant celles qui sont passées par l’incubateur d’une célèbre école de commerce parisienne en 3 lettres.
Si vous cherchez bien, vous pourrez trouver tout un tas de boîtes qui ont levée des fonds sans autre chose qu’une maquette en cherchant les participants à ce genre de choses.


#33

Le plus dur souvent est de trouver un CTO, un ami m’avait suggéré ce site Adopte un CTO
Je trouve l’idée bonne !
Sinon il y a un fond d’investissement qui vient de s’ouvrir dans le même principe, c’est à dire aider les startup à la recherche d’expertise technique : http://www.itespresso.fr/fonds-investissement-cto-partners-delivre-expertise-technologique-startup-130990.html


#34

ce fonds parle bien d’entreprise innovante (et non de startup).


#35

il y a seednetworking qui organise il me semble des " speed meetings" pour trouver ses co fondateurs, mais effectivement ce n’est pas une plateforme en ligne


#36

Salut Valoropath,

Je suis en train de monter ma 3èm startup après avoir connu 2 échecs. On apprends toujours de ses erreurs et l’une d’elles dans mon cas à été de ne pas avoir su trouver la personne qui m’était complémentaire.
Au delà des compétences de ton partenaire il faut trouver quelqu’un qui sache faire des choses que toi tu ne sais pas/ n’aime pas faire et surtout quelqu’un avec lequel tu puisses échanger et être en désaccord.
Je pense que seulement dans ce cas de figure là tu pourras réussir ton aventure.

Tu ne trouves personne dans ton entourage? C’est normal et beaucoup de personnes sont dans ton cas. Les meetup sont un excellent moyen de pouvoir rencontrer des gens de ton univers et d’échanger avec eux avec l’espoir de trouver le co founder qui te convient parfaitement.

Pour finir, je dirais qu’il vaut mieux être seul que mal accompagner et que si vraiment tu ne trouves pas chaussure à ton pied alors dans un 1er temps, démarre ton aventure seul.

Ne pouvoir compter que sur soi est aussi un avantage après tout…


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