Quel est votre avis sur les intents data / signaux d'interêts

Je vous pose cette question car on voit presque tous les SaaS et agences sur le marché du cold email marketer leur produit/service autour de l’intent data comme si c’était magique.

Hors, perso, ça n’a jamais changé grand-chose dans la performance de mes campagnes.

Donc, je voulais avoir vos retours d’expérience. Arrivez-vous réellement à générer beaucoup de réponses positives (par centaines) en utilisant ces stratégies très ciblées basées sur de l’intent data ?

La personnalisation basée sur l’intent améliore-t-elle réellement vos résultats par rapport aux autres campagnes ?

Mon analyse est la suivante :

Je trouve cela surcoté car, premièrement, il n’y a pas énormément de signaux d’intérêt ; c’est toujours pareil, tout le monde utilise les mêmes.

Sur toutes mes campagnes de cold email, j’ai des résultats lorsque l’offre est bonne, que le copywriting accroche sans être détecté comme un cold email et que j’arrive à faire en sorte que l’email soit lu en entier. Mais commencer un email par « J’ai vu que vous aviez changé de poste » ne change pas grand-chose en soi.

Et surtout, ça réduit énormément la taille des bases de données et ça coûte cher. Donc ça empêche de faire du volume. Et en cold email, pas de volume, pas de résultats.

Mais je suis curieux d’avoir votre avis et surtout de voir si c’est game changer pour certains d’entre vous !

6 « J'aime »

100% d’accord, 100% surcoté ca fait 2/3 ans qu’ils ont tous les mêmes, levée, recrutement, like post et autre slop, c’est devenu un goulot d’étrangelement inutile :confused:

Le mieux c’est d’en chercher des très niche soit même, qui ne sont pas détectable par ces tools car trop spécialisés

3 « J'aime »

Mon regard sur la question, c’est que, à chaque fois, il faut justifier pourquoi ta campagne email n’a pas fonctionné. Plus tu ajoutes de la complexité à ta campagne, plus tu peux légitimer son échec : on n’avait pas le bon intent, on n’avait pas la bonne data, on n’avait pas les bons copyrights, on n’avait plus les emails de chauve…

Pour moi, la seule vraie KPI que tu peux traquer, c’est : est-ce que ton offre est intéressante, et est-ce que tu écris bien ? Si tu fais ces deux choses, peu importe ce que tu fais en amont, ça marchera.

C’est comme… Et si on doit ajouter de la nuance ? Le multicanal fonctionne bien sur certaines typologies de personas pour certains produits. L’Intent, c’était pareil : ça ne marche que sur une partie des personas, et tu as l’impression que tout le monde vend de l’Intent en mode “c’est magique”, mais en réalité, derrière, ça marche peut-être sur 5 % des offres.

Mais moi je suis chaud, on parie c’est quoi la prochaine mode ?

2 « J'aime »

TAM Mappé et scoré avec signaux pour la prio c’est très pratique.

Mais sur une campagne cold mail « simple » pas convaincu ouais. Surtout si tu réferences l’intent dans le copy, ex: « J’ai vu que vous avez liké le post de bidule »

1 « J'aime »

Chez lebot.in, on utilise l’intent comme un élément / événement aditionnel au TAM. La base reste d’avoir un segment entreprise propre, pertinent et bien enrichi. C’est l’occasion de pousser un message plus personnalisé pour une relance.

Vu le niveau de spams dans nos boites, même les bonnes offres passent à la trappe et c’est se donner une chance en plus de réactiver la base.

Seule contrainte pour l’intent : la fraicheur des datas

100% d’accord avec @Paul3, ça arrangeait bie les outils de prospection et d’enrichissement de dire qu’il fallait « juste » personnaliser pour que ça marche mais c’était pas le cas ^^

C’est utile pour certaines verticales ex: Cabinet de recrutement, M&A, BtoShopify (installation/désinstallation d’app, themes…)
Bossant dans une boite de prospection/enrichissement nos data montre que la personalisation c’est bien mais faire des listes très petites c’est encore mieux.

ça dépend, ça dépasse.

1 « J'aime »

Yes j’ai lu un peu de travers, je pensais aux intents proposés par la plupart des tools de prospection, ou qui reviennent en boucle sur les posts LinkedIn et qui ont tendance à être ultra exploités (ça me fait penser à quand tu ouvres une AE tu reçois 74 courriers de mutuelle and co).
C’est bien sûr un super signal à condition qu’il ne soit pas surfarmé, et comme tu dis un bon moyen de réactiver une base.
Une petite deepsearch sur les actus sectorielles de tes cibles pour retrouver une accroche ça reste top.

Je suis d’accord pour dire que certaines entreprises ne voient pas de différence entre la prospection à froid et celle basée sur des intents. Je pense qu’il y a une part d’incompréhension de ce qu’est un intent, le manque d’expérience dans sa configuration, l’intent qui n’est pas frais (48h max sinon ça sert à rien), et mon avis plus personnel c’est qu’il y a souvent un manque de market fit que même la meilleure prospection ne saurait résoudre.

Comme le dit @mathieubp, l’intent doit être vu comme un paramètre dans le scoring.

Quand c’est bien fait je vois systématiquement x2 à x4 sur le taux de réponse. En PJ une campagne lancée récemment : le taux de prise de RDV n’est pas encore figé, mais c’est déjà très engageant. On est à x8 comparé à sa prospection à froid.

Par contre je pense que tu n’as pas idée de tous les signaux qui existent réellement. Regarde ce qu’on a dans l’api sur rodz.io. D’ici fin d’année on doit avoir terminé d’intégrer 65 signaux

4 « J'aime »

100 % d’accord, j’ai un peu résumé le truc sur l’intent. Il y a des intents qui sont clairement 10 fois mieux que d’autres, mais je trouve qu’il y a quand même beaucoup de logiciels qui en font tout un plat. Je pense que pour Rodé, qui est spécialisé dans l’intent, ce n’est pas forcément le sujet, mais plutôt dans les logiciels généralistes qui vendent de tout et n’importe quoi et qui te vendent l’intent comme la nouvelle révolution.

Un autre sujet, c’est que je pense que beaucoup de ça va commencer à casser. C’est même l’intent le plus nul, le plus nul que tout le monde peut avoir. Si tu l’as dans les 5 minutes où il change, ou dans les 30 minutes, les 1 heure, les 24 heures, ça change tout à l’intent. Même si il est nul, tu as quand même des taux beaucoup plus importants.

Tous les SaaS qui vont rafraîchir leur compte LinkedIn ou leurs bases de données publiques tous les six mois, bon, ils sont un peu morts dans le film. Après, il y a aussi les SaaS qui vont te donner une liste de trucs à traquer, et ils vont traquer spécifiquement ces data pour toi, mais quand même, ça va rester assez limité.

1 « J'aime »

Je suis assez d’accord aussi. J’ai développé 3 outils basés sur des signaux d’intention, donc je connais plutôt bien le sujet, et mon retour est toujours le même : le signal n’est pas la valeur, c’est ce que tu en fais.

Pour moi, le vrai intérêt est surtout le message que tu adresses derrière. Tu peux avoir le meilleur intent du monde, si ton offre est moyenne ou que ton copy ne résonne pas avec le prospect, ça ne changera pas grand-chose.

En revanche, sur de la prospection à froid, je trouve que ça apporte quand même un vrai avantage. Ça permet d’arriver au bon moment ou avec un angle plus pertinent. Mais ça dépend énormément de la niche, de la qualité du signal et surtout de la manière dont tu l’utilises intelligemment.

Beaucoup utilisent les intents comme une simple variable de personnalisation (« j’ai vu que vous recrutez… »). À mon avis, ce n’est pas là que ça fait la différence. L’intérêt est plutôt d’adapter le problème que tu mets en avant, la promesse et le timing de ton approche.

Au final, je vois les intents comme un multiplicateur, pas comme une solution miracle. Si les fondamentaux (offre, ciblage, copywriting) sont mauvais, les intents ne sauveront pas la campagne. Si les fondamentaux sont bons, ils peuvent clairement améliorer les performances.

7 « J'aime »

Jeez ce spam, 176 call book sur 27k lead sur de l’intent c’est good ? J’ai plus la notion je pense

Le mot intent est galvaudé en fait.
Il y a l’intent ‹ first party › : les personas des sociétés qui ont visité ton site web, fonction de leur visite.
Il y a l’intent ‹ publique › : les signaux marché type levée de fonds, déménagement, etc pour lesquels tout le monde à l’info et on ne peut jamais garantir que l’on gagne la course de vitesse.
Il y a l’intent ‹ third party › : comme le first mais beaucoup plus large sur le web, avec une liste de mots clés demandés et un scoring d’intention fourni. Si le score est bas (sans doute pas encore mature pour acheter) on va plutôt sur l’AD ou du mail ; si le score est élevé on va plutôt sur du rappel téléphonique rapide pour prendre rdv.
Perso, je m’oriente plutôt sur le 1 et le 3 même si le coût de l’abonnement refroidit un peu.

2 « J'aime »

Je suis encore en tout début de carrière, donc je manque sûrement de recul. Mais ce que j’ai remarqué (et ce dont je suis aujourd’hui le plus convaincu), c’est que les intent sont à intégrer dans une stratégie uniquement lorsqu’ils sont réellement pertinents.

À mes yeux, il est inutile d’exploiter les mêmes signaux que tout le monde (likes, publications, levées de fonds, etc.) s’ils n’ont aucun impact concret sur le business.

Je vois surtout les intents comme des informations supplémentaires à transmettre aux BDR pour les aider à contacter un prospect au bon moment, avec le bon discours, en lien avec sa problématique du moment.

Et surtout, un intent doit être spécifique au secteur ciblé. C’est d’ailleurs ce que je trouve le plus intéressant : identifier LE signal de niche qui permet réellement d’améliorer le taux de conversion, plutôt que de s’appuyer sur des signaux génériques.

Évidemment, ce n’est que le constat que je tire de mes quelques années d’expérience. Je suis donc curieux d’avoir vos retours et de confronter cette vision à la vôtre.

1 « J'aime »

Je rejoins le point déjà soulevé ici : le signal n’est pas la valeur en soi. Pour mesurer son apport, je testerais trois cohortes avec exactement la même offre, le même copy et le même canal :

  1. une liste ICP statique ;
  2. des entreprises ayant publié une offre récente ;
  3. des entreprises dont l’offre récente correspond directement au problème résolu, avec le bon décideur rattaché.

À comparer sur les réponses positives et les RDV pour 100 comptes, pas sur le taux d’ouverture. Sur les offres d’emploi, trois détails changent fortement la qualité : conserver la date de première publication plutôt que celle d’un repost, dédupliquer les annonces d’une même entreprise et distinguer le recruteur du manager métier selon le poste.

L’intent recrutement n’est donc pas magique : il devient intéressant lorsqu’il est une conséquence directe du problème que tu résous et sert à prioriser la base, pas simplement à écrire « j’ai vu que vous recrutez ».

Pour info, c’est le type de signal sur lequel je bosse au quotidien, (mantiks), (offres récentes, entreprises qui recrutent et contacts associés), donc si à un moment tu veux comparer les trois cohortes sur un ICP réel, je peux te filer un échantillon.